Cette histoire de père noël commence à sentir le sapin. Même si ils ont vu le vrai Père Noël, mes enfants ont avoué à demi-mots ne plus y croire.

A demi-mots car j’ai quand même réussi à réinstaller le doute. Oui, je sais, c’est pas très malin finalement mais je n’ai pas pu m’en empêcher.

A vrai dire, ce qui me désole le plus ce n’est pas qu’ils ne croient plus au Père Noël. Je dois même dire que, ma fille ayant bientôt 9 ans, ça me rassure un peu même.

2 choses me déroutent.

1/ C’est tombé comme ça, brut. Ma fille a lancé ça froidement, même pas triste, même pas de reproche sur le fait qu’on lui ait menti « toute sa vie ».

A table elle nous a sorti : « de toute façon le Père Noël, il existe pas, c’est vous qui achetez les cadeaux…Passe moi le pain stp »

Et mon fils de surenchérir : « ouais il existe pas, j’ai un copain qui a espionné sa mère et il l’a vu mettre les cadeaux. Elle a même bu le verre de lait…Je peux ravoir des pâtes ? »

A écouter certains parents sur le sujet, je m’attendais à une réaction disons plus…émotive. Mais non, rien. Bon.

2/ C’est la fin d’une période de chantage quand même vachement efficace. Dire que l’année dernière mon fils pensait encore que j’avais le portable du Père Noël…Va falloir changer de stratégie.

Nous ayant donc annoncé cela, je leur ai proposé un test.

« Pour le savoir vraiment, il suffit de ne pas envoyer la lettre. Si vous avez quand même des cadeaux, c’est qu’il n’existe pas. Si vous n’en avez pas alors il existe peut-être bien »

Résultat : becs cloués. Allez, bisous !

Si je leur avais proposé de jouer à la roulette russe, ça aurait eu le même effet. Sur un malentendu, ça peut quand même foirer cette histoire.

Et là, il faut ABSOLUMENT envoyer la lettre. Et quand je demande : « bin à qui ? »

Ma fille me répond en levant les yeux « bin au Père Noël ! » (sous-entendu, quelle question à la con !)

J’en rajoute une couche : « – Tu m’as dis qu’il n’existait pas ! »

A court d’arguments, ma fille ne veut plus en parler et c’est sujet tabou.

Bon, c’est peut-être pas malin de ma part, mais ça m’a quand même bien fait rire de jouer avec ses nerfs et de vérifier le fond de sa pensée.

Et puis, c’est la dernière fois que j’en profite aussi.

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